jeudi 1 décembre 2011

Etape 13 - La couverture

Avec près de deux mois d’avance sur la planning, fait exceptionnel conséquence de deux principaux facteurs, la météo plus que clémente et l’excellente coordination des corps de métier, la couverture est posée !!

La première phase de ce travail consiste à poser les lattes qui serviront de support aux tuiles.


La seconde phase, quant à elle, consiste en la pose des tuiles elles-mêmes.


Et voilà la couverture terminée ! :


Etape suivante : les ballots de paille !!! Eh oui, après tout, c'est une maison "bois et paille" !

jeudi 24 novembre 2011

Etape 12 - La sous-toiture

A elle seule la pose de la sous-toiture constitue une étape à part entière ! En effet, lorsqu'elle sera posée, le toit sera étanche !

Alors à quoi peuvent bien servir les tuiles, ardoises et autres matériaux de couverture, me direz-vous ??! En fait, la sous-toiture peut rester quelques semaines sans protection, c'est-à-dire sans être revêtue d'un matériau de couverture. Toutefois, c'est l'association entre une sous-toiture efficace et une couverture bien posée qui assurera une parfaite étanchéité du toit dans le temps.

Ainsi, la couverture protège-t-elle la sous-toiture des dégats du temps et des intempéries et la sous-toiture protège-t-elle la structure du toit des intempéries, lorsque la couverture montre des signes de vieillesse, a subi des dégats, etc.

Comme nous isolerons la toiture par l'intérieur en insuflant de l'ouate de cellulose (nous en parlerons en détails lors de la réalisation de ces travaux), il est important de prévoir une sous-toiture rigide. En effet, l'insuflation est réalisée à une pression donnée et pour que l'ouate de cellulose ainsi insuflée puisse jouer pleinement son rôle d'isolant, il importe que cette pression soit respectée, ce qui implique que l'air présent jusqu'au moment de l'insuflation dans la structure bois, puisse s'évacuer (sinon, risques "d'explosions") lors de celle-ci.

Concrètement, les modules de structure bois qui constituent la toiture sont fermés du côté extérieur par une sous-toiture respirante et du côté intérieur par un frein-vapeur, ce qui permet d'assurer une "respiration" au toit et d'éviter ainsi les effets néfastes de la condensation due à l'accumulation de vapeur (entrainant, à terme, une détérioration et donc perte d'efficacité de l'isolant, voire même une déterioration et de sérieux dégats à la structure bois car cette dernière pourrit sous l'effet d'une humidité récurrente).

Bref, du côté intérieur, lors de l'insuflation des trous seront réalisés dans le frein-vapeur pour insérer le tube par lequel l'isolant sera insuflé. Le frein-vapeur est un matériau relativement souple.

Or, pour éviter que les parois ne gonflent littéralement sous l'effet de l'insuflation, il faut qu'un des deux côtés soit rigide et, de ce fait, ne se déforme pas au moment de l'insuflation. C'est donc pour cette raison que nous avons installé une sous-toiture rigide et non une sous-toiture souple.

Comme la sous-toiture murale dont nous avons parlé à plusieurs reprises, la sous-toiture est constituée de panneaux de fibres de bois qui s'emboitent les uns dans les autres. Certains fabricants proposent des panneaux goudronnés assurant, grâce à cela, une parfait étanchéité à l'eau. D'autres fabricants proposent des panneaux non goudronnés dont les joints doivent être collés pour que l'étanchéité soit garantie.

Ce sont ces seconds panneaux que nous avons choisis pour notre sous-toiture. Par contre, une alternative au fait de coller les joints (très coûteux en temps...) consiste à poser sur la sous-toiture rigide ainsi installée, une seconde sous-toiture respirante (Attention, si elle n'est pas respirante, la condensation fera des ravages !) également mais souple. C'est moins coûteux en temps lors de la mise en oeuvre et c'est la solution que nous avons choisie.

En outre, comme cela, la sous-toiture rigide, la sous-toiture souple et la couverture associées nous assurent une étanchéité à l'eau difficilement égalable en toiture...

Mais à quoi ressemble cette sous-toiture rigide ?? Eh bien, voici deux photos qui vous éclaireront peut-être... L'une vue de loin, l'autre de près. Les carrés bleus visibles par endroits assurent la continuité dans l'étanchéité à l'air et à l'eau aux endroits où nous avons anticipé une mise en place de fenêtres de toiture, pour le moment non prévues mais sait-on jamais, si un jour on utilisait les combles pour autre chose qu'un grenier... !!!



Etape 11 - La structure des combles - Phase 3 : les chevrons

Une fois la poutre faitière en place, le toit peut commencer réellement à prendre forme ! Les charpentiers - constructeurs bois mettent en place les chevrons. Ces derniers seront chargés de reprendre les charges dues à la sous toiture rigide et aux matériaux de couverture (contrelattes et tuiles).

Les chevrons constituent la structure "secondaire", complémentaire de la structure principale formée par les poutres faitières et pannes/gîtes lorsque ces dernières sont nécessaires. Dans le cas présent, elles ne le sont pas car les chevrons sont dits "auto-porteurs", c'est-à-dire qu'ils sont d'une section suffisante pour pouvoir être mis en oeuvre sans prendre appui sur des pannes.



Etape suivante : la sous-toiture ! Une fois cette dernière posée, la toiture sera étanche. Notre objectif initial était d'arriver à poser la sous-toiture avant les fêtes de fin d'année... Et comme vous le lirez dans le prochain message : objectif atteint !

jeudi 17 novembre 2011

Etape 11 - La structure des combles - Phase 2 : le faitage

Une fois les pignons installés, il est désormais possible d'installer le faitage. En lamellé-collé, le faitage est, tout d'abord, préparé au sol : les bandes d'étanchéité à l'air (en bleu sur la première photo) sont collées sur le faitage et l'emplacement de chaque chevron est tracé sur la poutre faitière (faitage). Cela limitera les opérations "en l'air" (sur échelle).




Ensuite, la poutre faitière peut être installée, ce qui nécessite l'intervention d'une grue. Finalement, la poutre faitière est assez rapidement installée !


Plus tard, avant que la structure du toit ne soit recouverte (pose des tuiles), il nous faudra rajouter deux éléments de structure intermédiaires. Ces deux éléments (poteaux) permettront à la poutre faitière de reposer sur 4 appuis au lieu des deux seuls appuis en pignon comme c'est le cas actuellement.

Etape 11 - La structure des combles - Phase 1 : les pignons

Pendant que les maçons continuent la maçonnerie de parement, les charpentiers - constructeurs bois s'activent : il s'agit désormais de construire la structure bois des pignons et, plus globalement, des combles.

La première phase de cette étape est donc consacrée à la taille et au levage des pignons.

Les éléments de bois sont taillés en atelier. Ensuite, nous avons hésité entre deux solutions : assembler ces éléments en atelier et les monter sur chantier à l'aide d'une grue ou monter les éléments à "la main" sur le plancher des combles du chantier et les assembler et lever directement sur place... Finalement, nous avons opté pour la seconde, plus économique.

Et, donc, sur les photos ci-dessous, nous voyons les charpentiers - constructeurs bois en action (première photo), les éléments de bois d'un pignon assemblés mais non encore levés (deuxième photo) et, enfin, le pignon mis en place (levé) et revêtu de sa sous toiture murale (troisième photo).



mercredi 9 novembre 2011

Etape 10 - La maçonnerie de parement

Annonçant l’arrivée des maçons, quelques palettes de briques et du sable sont livrés sur le chantier.

Après une journée de préparation sur chantier, les maçons entrent en action et les premières briques sont installées !

Et voilà : la construction commence à ressembler à une « vraie » maison et non à une boite en carton, comme pouvait le laisser penser la sous toiture murale !





Les étapes de cette construction ne sont pas strictement successives. En effet, pendant que les maçons posent les briques, les charpentiers – constructeurs bois poursuivent l’installation du solivage.

Par ailleurs, les charpentiers – constructeurs bois jouent un rôle également dans la maçonnerie de parement ! En effet, ce sont eux qui taillent les cintres en bois qui sont installés au-dessus des fenêtres et portes extérieures pour que la brique que les maçons y posent ensuite ait un support.
En fait, au-dessus des fenêtres, pour soutenir la brique, il y a deux possibilités : mettre une cornière (morceau de métal plat) ou réaliser un cintre. Nous avons fait le choix de réaliser des cintres de support provisoire de la brique en bois de récupération. C’est un choix esthétique mais qui entre également davantage dans la philosophie du projet puisqu’il s’agit de bois de récupération, présentant donc un bilan écologique meilleur que des cornières en métal…

Etape 9 - Le nivellement final

Après le départ des électriciens et avant l’arrivée des maçons, le terrassier doit intervenir pour la dernière fois et effectuer le nivellement final.

Concrètement, il s’agit de « reboucher les trous » et de répartir la terre prévue à cet effet de manière uniforme afin d’éviter les dénivelés de terrain indésirables.

C’est aussi l’occasion de finaliser l’égouttage (avant le raccordement au réseau public) : les sorties de la citerne d’eau de pluie et de la fosse sceptique se rejoignent dans une chambre de visite.

Les fourreaux pour l’eau, l’électricité, le téléphone et la télédistribution sont également installés dans le sol jusqu’à la limite de la propriété.

Pour permettre le raccordement aux réseaux publics d’égouttage et d’eau, une chambre de visite provisoire (fabriquée en bois marin) est installée à la limite de la propriété. Quant aux fourreaux prévus pour le raccordement aux réseaux électriques et de télédistribution publics, ils sortent du sol également en limite de propriété.

Et voilà ! Tout est fin prêt pour les maçons !

Etape 8 - Le câblage électrique extérieur

L’arrivée des maçons est annoncée pour bientôt ! L’électricien (so-easy SPRL) interviennent donc pour la première fois.

En effet, avant de poser la maçonnerie de parement (briques), il faut préparer les câbles électriques aux endroits où une prise, un éclairage, une alarme ou une parabole extérieurs sont prévus.

Concrètement, les câbles sont passés dans les fourreaux prévus à cet effet dans la dalle de béton du rez-de-chaussée. De la sorte, l’étanchéité à l’air n’est pas compromise par les câbles électriques (puisque ceux-ci passent par la dalle et non à travers les murs) et, donc, ils ne présentent pas un risque de ponts thermiques.

De la sorte également, les maçons pourront aisément faire passer les différents câbles dans les joints de brique, ce qui évite de percer des trous dans la brique ultérieurement.

La photo ci-dessous montre un câble électrique fixé dans le lattage de la structure bois (et non dans la sous toiture murale, pour éviter, une fois encore, de compromettre l’étanchéité à l’air). Le fourreau rouge n’est pas visible à l’image car il se trouve derrière la bande d’étanchéité noire située dans le bas de la photo.


Etape 7 - Le levage de la structure de l'étage - Phase 3 : le solivage entre l'étage et les combles

Alors que le solivage entre le rez-de-chaussée et l’étage avait été réalisé après la pose des panneaux de contreventement des cloisons intérieures, le solivage entre l’étage et le rez-de-chaussée sera réalisé avant la pose des panneaux de contreventement des cloisons intérieures de l’étage. En effet, cela permet de faciliter la manutention des éléments entre les différentes pièces (sans devoir obligatoirement passer par les portes mais en profitant des espaces vides entre les pièces de bois des différents éléments de la structure).

Ici encore le principe est identique à celui mis en œuvre au rez-de-chaussée : des pièces de bois (poutres) sont installées dans des sabots métalliques. Ensuite, l’ensemble est recouvert par-dessus de panneaux d’OSB fixés dans les solives.

Les deux premières photos montrent l’installation des solives. La troisième montre le plancher d’OSB terminé vu des combles.



Etape 7 - Le levage de la structure de l'étage - Phase 2 : la "sous toiture" murale

Même principe qu’au rez-de-chaussée : la « sous toiture » murale constituée de panneaux en fibres de bois assure le contreventement de l’étage.

La première photo illustre la sous toiture murale vue de l’extérieur et permet d’apercevoir le « dessin » du toit sur les pignons (les deux « coins » du pignon sont comme rognés, donnant ainsi une idée de la pente du toit).


La seconde photo montre un détail de la sous toiture murale vue de l’intérieur de la maison. En vert dans le haut de la photo, on aperçoit le frein vapeur posé en même temps que la structure aux endroits qui seront par la suite inaccessibles. De même, au centre de la photo, on aperçoit les ballots de paille installés en même temps que la sous toiture murale aux endroits où il n’est pas possible de les installer par l’intérieur de la maison ultérieurement.


La pose de la sous toiture murale précise les dimensions des pièces, même s’il ne sera réellement possible d’en prendre conscience qu’à partir du moment où les panneaux de contreventement des cloisons intérieures et du solivage seront posés.

jeudi 27 octobre 2011

Etape 7 - Le levage de la structure de l'étage - Phase 1 : les murs extérieurs et cloisons

D’abord amenés sur chantier, les éléments de la structure bois de l’étage sont installés à l’aide d’une grue. En effet, leur poids ne permet pas de les déplacer à mains d’hommes.

Le principe est le même que pour le rez-de-chaussée : les modules sont installés un à un et, ensuite, contreventés provisoirement (lattes, voliges en biais sur les photos). Enfin, ils sont réglés, c’est-à-dire mis de niveau et d’équerre, et la lisse supérieure est installée en même temps.

Et voilà, nous pouvons nous balader dans nos chambres et constater que, dans la réalité, nous avions raison de nous entêter : deux chambres donnaient une impression, sur plans, de couloir. Or, en réalité, l’impression n’est pas du tout la même.


A l'heure actuelle la maison parait surdimensionnée mais, patience !, le toit changera tout !

En attendant, les préparatifs vont bon train pour que les maçons puissent commencer bientôt la pose de la brique de parement. Concrètement, il s'agit de raccorder l'égoutage à la fosse toutes eaux, de raccorder les évacuations d'eau de pluie à la citerne d'eau de pluie, de mettre en place les chambres de visite permettant de garder un oeil sur toutes ces conduites par la suite, de préparer les abords pour que les maçons puissent installer leurs échafaudages, de demander à l'électricien (So-Easy sprl) d'installer les cables pour la future électricité extérieure, etc.

Etape 6 - La lisse d'implantation de l'étage

Même principe que pour le rez-de-chaussée sauf que c’est plus simple ! J En effet, le solivage réalisé permet d’avoir une surface bien plane pour installer la lisse d’implantation.


Etape 5 - Le levage de la structure du RDC - Phase 5 : la "sous toiture" murale

Le levage de la structure du RDC entre dans sa dernière phase : la mise en place de la « sous toiture » murale. Il s’agit de panneaux en fibres de bois sans formaldéhyde (molécules chimiques) et fabriqués à partir du bois de conifères européens, présentant un bilan écologique tout à fait positif, en somme ! Par ailleurs, ces panneaux en fibre de bois assurent le contreventement du RDC.

Ils sont installés du côté extérieur de la structure bois.

La première photo illustre la sous toiture murale vue de l’extérieur, la seconde l’illustre vue de l’intérieur de la maison.

 


Les premiers ballots de paille arrivent sur chantier. Il s’agit des ballots qui seront installés dans les angles de la structure qui, dès que la sous toiture murale sera installée, ne seront plus accessibles (raison pour laquelle ils sont installés avant les autres !).

jeudi 6 octobre 2011

Etape 5 - Le levage de la structure du RDC - Phase 4 : le solivage entre le RDC et l'étage

Le solivage, qu’est-ce donc cela ?? C’est la structure bois entre deux étages. Le dessous sert de support au plafond de l’étage du… dessous, bien entendu et le dessus sert de support pour le plancher/la dalle de l’étage du… dessus, logique !

Les solives (sorte de poutres en bois peu épaisses) sont insérées dans des « sabots » métalliques, comme le montre la photo ci-dessous.


Au-dessus des solives, le contreventement horizontal est assuré par des panneaux d’OSB fixés dans les solives, comme illustré par la photo ci-dessous.


Ce moment est celui où l’accès à l’étage va devenir indispensable : un escalier provisoire est installé et la trémie (espace dans le plafond par lequel passe l’escalier) est sécurisée à l’aide d’un garde de corps périphérique (photo ci-dessous).

Etape 5 - Le levage de la structure du RDC - Phase 3 : le contreventement des cloisons intérieures

Lors du levage de la structure des murs extérieurs et des cloisons intérieures du rez-de-chaussée (voir étape 5 – Phase 1), un contreventement provisoire a été effectué à l’aide, notamment de planches de bois fixées en diagonale au travers des éléments de la structure.

Un contreventement, KESSAKO ??? Le contreventement sert à stabiliser horizontalement et verticalement le bâtiment. Pour que ce dernier puisse, notamment, résister aux rafales de vent… Sur notre chantier, il est assuré en deux temps : un contreventement provisoire mis en place en même temps que les éléments de la structure bois et, ensuite, retiré au fur et à mesure que les panneaux de contreventement sont installés.

Dans notre cas, le contreventement est assurée, premièrement, au niveau des cloisons intérieures et du solivage (voir étape 5 – phase 4) par des panneaux d’OSB. Et, deuxièmement, par des panneaux de fibre de bois servant également de sous « toiture » (eh oui ! Même si c’est au niveau des murs ! On parle même quelques fois de « sous toiture murale » ! J) respirante, au niveau des murs extérieurs (voir étape 5- phase 5).

Etape 5 - Le levage de la structure du RDC - Phase 2 : la poutre porteuse en chêne

Le rez-de-chaussée étant largement ouvert, une poutre porteuse était nécessaire pour reprendre les charges de l’étage. Le choix du chêne est une question de goût en matière d’esthétique : une alternative aurait été l’usage d’une poutre en lamellé-collé qui présentait l’avantage d’être d’une pièce et ne nécessitant pas une colonne pour la soutenir (dégagement du passage), une autre alternative aurait été l’usage de poutrelles métalliques qui auraient pu être complètement intégrées dans le solivage et donc, invisibles au quotidien. Le choix entre le chêne et la première alternative est purement esthétique : le chêne nous semblait davantage convenir au caractère « traditionnel » que nous souhaitions donner à notre maison. Par contre, les poutrelles métalliques nous semblent bien loin de notre volonté de réduire autant que possible l’empreinte écologique de notre projet de construction…

Quelques particularités du levage de cette poutre porteuse en chêne : elle a été levée (mise en place) sans l’aide d’une grue mais à l’aide d’une « chèvre », machine en bois dotée d’un palan (à l’origine en bois mais ici, un peu plus contemporain… J) utilisée depuis le Moyen-Âge (au moins !) par les charpentiers. Pourquoi ce choix ? Plus pour le plaisir de la mise en œuvre traditionnelle qu’autre chose !

 

 

Autre particularité : la poutre était constituée de deux pièces de bois en chêne assemblées par un « trait de Jupiter ». Ce dernier est un assemblage qui n’est pratiquement plus réalisé en charpente (sauf en apprentissage ou en monument historique) car très coûteux en temps (et donc aussi en argent…). Mais là encore, une maison de charpentier peut quand même un peu révéler le savoir-faire du charpentier !! Précision terminologique : cet assemblage tient son nom de son dessin. En effet, lorsqu’on regarde cet assemblage, son dessin ressemble à un éclair ou trait de Jupiter…


Autre particularité : la « colonne » ou poteau située sous le trait de Jupiter est reliée à une semelle placée sous l’assemblage à l’aide de deux liens qui, dans ce cas-ci, sont (légèrement) cintrés dans le sens du fil, s’il vous plait ! grâce au savoir-faire du scieur qui a choisi des bois (chêne) cintrés naturellement.





jeudi 29 septembre 2011

Etape 5 – Le levage de la structure du rez-de-chaussée – Phase 1 : les murs extérieurs et cloisons

Un matin, une remorque arriva chargée d’éléments en bois…

En fin d’après-midi, le rez-de-chaussée de notre maison avait pris formes ! (1ère photo : la façade avant. 2ème photo : la façade arrière vue de l'intérieur de la maison)




Entre ces deux moments : une journée de levage pour les charpentiers - constructeurs bois. Après avoir chargé sur la remorque les éléments de la structure taillés en atelier (voir messages précédents), direction : le chantier !

Travail bien préparé étant à moitié terminé, chaque élément de la structure bois a été minutieusement numéroté et l’ordre dans lequel chacun d’eux sera monté sur chantier est décidé à l’avance. De la sorte, le jour du levage, les éléments sont chargés, déchargés et mis en place en se simplifiant la vie autant que possible. Concrètement : les charpentiers – constructeurs bois ont fait le choix de commencer par installer les murs extérieurs du fond (côté jardin) en continuant par les murs « de côté » suivis des cloisons intérieures pour terminer le tout par les murs extérieurs côté rue.

Quelques réglages pour assurer la mise à niveau et d’aplomb de tous les éléments et, hop !, en quelques heures, le rez-de-chaussée a pris forme ! Ca parait immense ! Trop haut ! Trop grand ! Rien de plus normal : les cloisons ne sont encore qu’à l’état de squelette, le sol fini sera une vingtaine de cm plus haut et le plafond descendra un peu en dessous du dessus (vous suivez ? J) de la structure des cloisons.

Le « levage », vous l’aurez compris, est le mot utilisé par les charpentiers – constructeurs bois pour désigner le montage des éléments de la structure bois. C’est un grand jour pour eux : une grue est bien souvent présente sur le chantier (ce ne fut pas le cas pour le rez-de-chaussée ici car les éléments ont été conçus à taille humaine), induisant un rythme de travail soutenu mais aussi (et surtout !), c’est le moment où ils vont découvrir si des erreurs ont été commises lors de la conception ou de la taille… Ouf ! Tout s’est bien passé ! J

Etape suivante : installer le solivage entre le rez-de-chaussée et le premier étage…

jeudi 22 septembre 2011

Etape 4 - La lisse d'implantation

Comme son nom l'indique, la lisse d'implantation permet... l'implantation des murs extérieurs et cloisons intérieures sur la dalle.

Concrètement, il s'agit, dans un premier temps, de fixer sur la périphérie de la dalle (sur l'isolation posée quelques jours avant, au plus tard la veille) la première "planche" de bois sur laquelle seront fixés les modules formant la structure bois des murs extérieurs. La largeur de cette lisse d'implantation doit donc tenir compte de la largeur de ces modules. Dans notre cas, comme nous avons prévu une isolation en ballots de paille de tous les murs extérieurs, la lisse d'implantation est relativement large (une trentaine de cm).


Par ailleurs, lors de la pose de la lisse d'implantation il importe d'être vigilants à l'équerrage, au niveau et aux longueurs. En effet, la lisse d'implantation doit être de niveau, sans quoi les murs ne le seront pas et un calage sera nécessaire. Le calage est à éviter autant que possible. Dans notre cas, le travail rigoureux du maçon lors de la pose de l'isolation périphérique (voir message précédent) ne nécessite aucun calage et représente donc la situation idéale lors d'une construction bois.

Les éléments de la lisse d'implantation doivent également être "d'équerre", c'est-à-dire former un parfait angle droit aux quatre coins (s'il s'agit d'une dalle de forme rectangulaire) de la dalle. Les longueurs de la lisse d'implantation doivent être parfaitement identiques à celles prévues dans les plans puisque c'est à partir de ces derniers que sont taillés et assemblés les éléments de structure bois. S'il y a une différence dans une longueur, les modules de structure bois ne s'assembleront tout simplement pas correctement !

Dans un deuxième temps, il s'agit de poser la lisse d'implantation des cloisons intérieures. Cette lisse-là est fixée directement sur la dalle et n'est pas réglée de niveau. En effet, elle servira de point de départ à un calage sur lequel sera fixé une seconde lisse d'implantation qui sera, elle, celle sur laquelle seront fixées les cloisons intérieures.


Lors de la pose de la lisse d'implantation, un petit astuce : prévoir les éléments d'étanchéité à l'air qui ne pourront plus être posés par la suite, faute d'accessibilité ! (voir photo ci-dessous)


Vous l'aurez compris : rigueur, patience et précision sont de mises aussi pendant cette étape-ci !

Et pendant ce temps-là, les charpentiers - constructeurs bois poursuivent la taille des éléments de structure bois en attaquant ceux de l'étage. Nous avons décidé de tout tailler en atelier avant de procéder au "levage" sur chantier. "Levage", encore un nouveau mot ! A suivre...

samedi 10 septembre 2011

Un petit détour par l'atelier des charpentiers...

La dalle de béton sèche à son aise... Chance ! Le temps est avec nous : ni trop chaud et sec (= pas de risque d'un séchage trop rapide qui entrainerait, par exemple, des fissures) ni trop humide (= pas de risque de "noyer" le béton).

Pendant ce temps-là, les charpentiers - constructeurs bois (http://www.lamaitriseducharpentier.be/) s'activent en atelier pour "tailler" la structure du rez-de-chaussée, c'est-à-dire préparer et assembler en modules les éléments de la structure bois du rez-de-chaussée.

Concrètement, dans un premier temps, Geoffroy a sorti ses crayons, taille-crayon, gomme, règles et autres marqueurs pour dessiner une vue globale des cloisons du rez-de-chaussée sur base des plans de l'ingénieur et de l'architecte et, ensuite, pour dessiner le détail de chaque "module" ou cloison.


Dans un deuxième temps, place à la musique !!! Musique des scies, visseuses et autres perceuses manipulées par Geoffroy et son équipe... La 3D, c'est autre chose que les plans : ces cloisons ont l'air tout simplement énormes !! Et si nous nous étions trompés dans les "cotes" (mesures) ?? Apparemment non... L'aspect imposant des cloisons tient au fait, semble-t-il, qu'elles perdront encore quelques centimètres dans l'aventure : avec l'installation du plancher et du plafond. Et puis, c'est peut-être aussi qu'alignées ainsi dans un coin de l'atelier, les cloisons de notre maison n'en paraissent que plus imposantes...



Et sur chantier, il n'y a plus de vie alors ? Si, un peu : le maçon intervient une fois encore pour poser sur la dalle une "bande" isolante en verre cellulaire permettant d'éviter les ruptures thermiques et se plaçant sous la "lisse d'implantation" de la structure bois. Encore un "mauvais point" en écologie...



"Lisse d'implantation", kess' ça cor ? (qu'est-ce cela encore ?)... C'est l'étape suivante !!! Patience : suite au prochain épisode !

jeudi 1 septembre 2011

Etape 3 - Les fondations - Phase 4 : la dalle en béton

Nous y sommes ! Les camions de béton entrent en action !

Tout d'abord, le béton est déversé dans les fondations périphériques et dans l'espace sous la (future) colonne du séjour.



Ensuite, il est coulé sur le "plateau". Le coffrage va-t-il tenir ??... Ouf ! Oui ! Imaginez plus de 40 m³ de béton se déversant dans le jardin : catastrophe totale !


 
Seule surprise : un tuyau d'égouttage n'a pas été, visiblement, assez bien fixé : il remonte à la surface du béton... La rapidité de réaction peut tout changer : sera-t-il remis en place avant que le béton ne prenne ? Apparemment oui... Mais encore faudra-t-il faire la vérification en y versant de l'eau une fois que le coffrage sera retiré... Espérons...

Une fois l’entièreté du béton coulé, pour une dalle bien plane, le maçon lisse le béton avant qu’il ne prenne.



Et voici, quelques jours après, le résultat :



Encore quelques jours de patience (4 jours au minimum entre la coulée et le décoffrage) et nous pourrons décoffrer (retirer le coffrage). Nous ne pourrons pas encore pour autant installer quoi que ce soit sur la dalle : le temps de séchage complet est de 21 jours, ce qui nous laissera le temps de commencer la structure bois en atelier… Suite au prochain épisode ! J

Etape 3 - Les fondations - Phase 3 : le "ferraillage"

Une fois l'égoutage terminé, une coupure de capillarité (sorte de "film plastique") est placée sur l'ensemble pour éviter les remontées d'humidité par le sol.

Ensuite, nous pouvons commencer le "ferraillage".

Le béton prévu contiendra des paillettes métalliques. Pour autant, cela ne nous dispense pas de placer des barres à béton tous les 20 cm. Toute la difficulté réside dans le fait qu'elles doivent se placer à une hauteur bien précise : comment faire tenir "en lévitation" des barres métalliques ?? Il existe des écarteurs mais, finalement, nous optons pour des blocs en béton dans lesquels nous effectuons les entailles nécessaires au passage des barres.


Tout est désormais prêt pour l'arrivée du béton !