samedi 27 août 2011

Etape 3 - Les fondations - Phase 2 : l'égoutage et la boucle de terre

Réflexion, précision,... patience ! Installer son égoutage relève un peu de tout cela à la fois.

Réflexion car il importe de bien penser à toutes les "sorties" d'eaux usées et de WC. Il ne s'agit pas d'en oublier une ! Réflexion aussi car encore faut-il bien savoir où passent les conduites : imaginez un peu la conduite d'évacuation du WC de l'étage qui passerait en plein milieu du couloir par défaut de réflexion ! Réflexion aussi pour savoir quelles associations de conduites faire : grouper toutes les évacuations de l'étage ? Séparer autant que possible ? Réflexion pour éviter que les conduites, en se croisant trop, n'aient plus la pente suffisante pour une évacuation correcte (minimum 2 %). Réflexion par rapport aux conduits d'arrivée d'air pour le poele et la cuisinière à bois : où doivent-ils être placés ? Est-on certains de bien mettre la cuisinière à cet endroit-là ?

Précision car il ne s'agit pas de se tromper de quelques centimètres : c'est toujours l'histoire de la conduite d'évacuation du WC de l'étage au milieu du couloir... Mais c'est aussi celle de ce "bloc multi énergie" qui tombe pile à côté de la sortie de la boucle de terre et d'un fourreau pour amener l'électricité vers l'extérieur ! Le bloc multi énergie doit être assez près du mur mais pas trop non plus, assez loin mais pas trop non plus, etc.

Patience car il n'est pas simple de faire tenir des conduits d'un diamètre de 110 mm en "lévitation". Patience aussi pour installer toutes les conduites sans s'emmeler les pieds dedans et sans défaire ce qu'on vient juste de terminer ! Patience également car, comme les canalisations ne peuvent pas être enterrées directement dans la terre (trop bas), il faut bien les faire passer dans le gravier et le stabilisé installés par le terrassier au préalable !

Enfin, nous y sommes ! Quant à la boucle de terre, elle a été installée tout autour, dans une tranchée d'une dizaine de cm de profondeur.

Sur la première photo, nous vous présentons quelques-unes de nos conduites en cours d'installation. Dans le fond de la photo, vous pouvez aperçevoir, verticale, la gaine de type "tuyau d'arrosage" qui contient la boucle de terre. Les fourreaux rouges sont ceux dans lesquels passeront les cables pour l'électricité extérieure.



La deuxième photo vous présente les futures sorties vers la fosse toutes eaux. Elles seront reliées avant la fosse toutes eaux, après le coffrage et, donc, quand la dalle de béton aura été coulée.


La troisième photo illustre l'égoutage terminé. A l'avant, au centre, en noir et rouge, vous pouvez voir le bloc multi énergie qui est, en fait un ensemble bien rigide de fourreaux pour l'eau (le plus bas dans le sol), pour l'électricité, pour la télédistribution, ... C'est le seul à passer à travers le coffrage. Comme vous l'avez vu précédemment, les autres conduits et fourreaux viennent contre le coffrage mais pas à travers et sont fermés à chaque extrémité par un plastique de manière à éviter que le béton n'y pénètre.


Phase suivante des fondations : la pose des éléments de ferraille !

samedi 20 août 2011

Etape 3 - Les fondations - Phase 1 : le coffrage

Des m³ de béton, ça ne se déverse pas vraiment comme du café dans une tasse !  Ou alors, si on fait le choix de cette métaphore, encore faut-il être conscient que les bords de la tasse doivent être TRES renforcés : ils reprendront plusieurs tonnes de pression.

Vous l'aurez compris, il ne suffit pas d'un trou dans le sol et puis, hop !, déversons joyeusement nos camions de béton ! Ce serait trop simple...

En réalité, dans un premier temps, il nous faut mettre en place un coffrage dont la seule fonction sera de retenir le béton. Il existe des coffrages fabriqués en usine, en matière synthétique ou même des blocs de béton creux prévus pour être remplis de béton liquide après leur mise en place.

La solution que nous avons retenue est plus coûteuse... en huile de coude mais, pour nous, nettement moins en matériaux. En fait, très simplement, nous avons utilisé nos déchets !! Pas d'inquiétude : nous n'avons pas pris nos poubelles comme matériaux de construction mais presque ! En fait, lorsque nous démontons une toiture ou toute autre structure de bois, il arrive que les éléments constituant cette structure ne sont pas complètement inutilisables, en d'autres mots : même s'ils sont abîmés, ils conservent (au moins partiellement) leur résistance. Quand c'est le cas, s'il n'est pas possible (ou que le client ne le souhaite pas) de ré-intégrer ces éléments dans la nouvelle structure, nous les conservons, au cas où...

Quelques fois, ces pièces de bois récupérées permettent à de jeunes charpentiers de s'exercer. Et, cette fois-ci, elles nous ont permis de réaliser une bonne partie de la structure de notre coffrage. Quant aux panneaux sur lesquels le béton viendra s'appuyer, par contre, ils ont dû être achetés.

Concrètement, le coffrage est réalisé comme suit : nous plantons des poteaux (planches d'une vingtaine de cm taillées en pointes) de manière régulière en périphérie. Ensuite, nous fixons sur le côté intérieur de ces poteaux (vers l'intérieur de la maison) des planches (voliges) horizontales qui serviront de support direct aux panneaux. Pour renforcer le tout, nous fixons horizontalement d'autres pièces de bois plus épaisses du côté extérieur des poteaux. Puis, pour soutenir ces éléments au moment de la poussée effectuée par le béton, nous fixons des "liens", pièces de bois inclinées, s'appuyant au coffrage au niveau de la pièce horizontale extérieure du haut et reposant, à leur autre extrémité, sur une pièce de bois posée au sol et calée par une série de petits piquets enfoncés dans le sol sur une quarantaine de cm. Enfin, nous rajoutons des pièces horizontales au niveau du sol, perpendiculaires au coffrage.

Les photos vous aideront sans doute à mieux comprendre nos explications ! Précision utile : la première photo a été prise en cours de réalisation, toutes nos explications n'y sont donc pas illustrées.





En tout, environ 200 poteaux et piquets auront été taillés en pointes, puis enfoncés dans le sol à la masse... Mais bon, espérons que cela tiendra ! L'architecte et l'ingénieur viendront donner leur avis sur le sujet avant que nous ne coulions le béton...

Avant cela, il nous faut encore procéder à l'égoutage et à la mise en place de "la feraille".

lundi 8 août 2011

Etape 2 - Le terrassement

Voilà ! Tout est prêt ! L'impatience de voir notre projet prendre forme grandit de jour en jour.

Nous sommes le samedi 6 août. Aujourd'hui, le terrassier entre en action (TL Entreprise sprl). On l'entend avant de le voir : un camion benne tractant une remorque sur laquelle trône fièrement LA pelleteuse, ça se remarque dans un village !

Un terrain plat offre l'avantage de faciliter la tâche du terrassier. Il commence donc à creuser... Une pointe d'inquiétude : que va-t-on trouver dans les entrailles de notre bonne vieille planète ?

Ouf ! Assez vite, nous nous rendons compte qu'en-dessous d'une couche de terre bien fertile, il n'y a rien d'autre que de l'argile ! Pas de déchets (briques et compagnie) comme nous l'avions craint.

Ensuite, il faut creuser les fondations périphériques qui doivent être hors gel (80 cm de profondeur) et une fondation (2 m sur 2m) également hors gel pour reprendre la charge que supportera une colonne au milieu du salon-salle à manger.

Pour finir la journée, le terrassier prépare l'emplacement de la citerne d'eau de pluie : 10 000 litres, ça ne s'installe pas comme ça !

Lundi, le terrrassier revient. Il s'agit maintenant de déposer des cailloux et du gravier en une couche bien dammée en-dessous de ce qui sera la dalle de béton. Juste au-dessus des cailloux, le terrassier installe une couche de "stabilisé".

Ensuite, il s'agit d'installer la citerne d'eau de pluie. Puis, de creuser le trou pour la fosse sceptique et de l'y installer. Notre commune sera bientôt raccordée à une station d'épuration mais ce n'est pas encore le cas. Donc, une fosse sceptique est obligatoire. C'est un peu dommage : dans trois ou quatre ans, elle sera obsolète mais impossible de ne pas aller aux toilettes, préparer à manger ou se laver pendant tout ce temps ! Alors, pas le choix !




En route pour l'étape 3 : les fondations !


samedi 6 août 2011

Etape 1 - Préparation du chantier

« Travail bien préparé est à moitié terminé » …

Le nettoyage du terrain

Ce n’est pas qu’il est sale en soi, loin de là ! Mais quelques déchets y sont éparpillés dans ce qui sera bientôt l’enclos des oies. Ah ! Oui ! Nous avons oublié de préciser : il y a trois mamys oies sur notre terrain. Elles ont toujours vécu là, nous n’avons rien contre la cohabitation entre différentes espèces alors nous n’avons pas hésité longtemps : elles resteront là !

Par contre, faire cohabiter des oies avec des pelleteuses, bétonnières et autres engins de chantier ne nous paraissait franchement pas raisonnable. Qu’à cela ne tienne ! : nous installerons un enclos dans le fond du terrain, leur territoire sera réduit de deux tiers mais restera largement suffisant et nous évitera de voir trois dames à plumes blanches (et grises) se balader sur le chantier !

Bref, nettoyage du terrain pour assurer un enclos propres à nos mamys oies et pour faciliter le stockage de certains matériaux. Outre l’évacuation de déchets, ce « nettoyage » consiste aussi, malheureusement, à abattre trois arbres et à « ouvrir » la haie (donc à en couper une bonne partie). Douloureux moment que celui où l’arbre s’abat sur la terre… Promis ! Nous en re-planterons dès que nous pourrons !

En-dehors de quelques ennuis au parc à containers (quelle galère pour obtenir une carte d’accès ! Nous habitons pourtant la commune depuis deux ans…), le nettoyage a entièrement pu être réalisé pendant nos vacances.

L’implantation de la maison

Réalisée par un géomètre de la région et validée par le géomètre désigné par la commune, l’implantation de la maison consiste à placer ce qu’on appelle des « chaises », deux morceaux de bois plantés à chaque angle de la maison dans chacun desquels un clou est fixé. Des cordeaux seront tendus d’un poteau à l’autre pour marquer les limites de la future construction.

Les chaises du géomètre étant fort petites pour le terrassier et fort proches de deux souches (risque d’arrachement lors du terrassement), nous en avons disposées de plus visibles nous-mêmes, plus éloignées et sur base des chaises du géomètre. Elles n’ont pas de valeur « légale » mais elles visent à faciliter le travail du terrassier.


La sécurisation du chantier

Evidemment, rien de plus attristant qu’un chantier qui tourne à l’accident ou à la tragédie. Pour éviter cela, une préoccupation majeure : la sécurité. Et, en premier lieu, clôturer le chantier avec des barrières adéquates et en interdire l’accès à toute personne non autorisée.

Avant de bâtir...

Un peu comme il y a une liste d’ingrédients dont il faut disposer en préalable à toute réalisation d’une recette de cuisine, avant de bâtir une maison, il y a toute une série d’éléments à rassembler et de pas à franchir !

D’abord, il faut un projet ! Ca n’a l’air de rien mais de l’idée « nous voudrions une maison », un peu comme un oiseau voudrait son nid (ou un chien sa niche mais c’est moins poétique), à l’élaboration des premiers croquis « raisonnables », il y a tout un monde ! Il nous fallut trois ans pour arriver à ébaucher quelques croquis rassemblant nos principales idées (et sur lesquels nous étions d’accord !).

Bien sur, des croquis peuvent rester des croquis s’ils ne trouvent pas de terrain sur lequel devenir réalité ! Le point fait sur les moyens financiers (quelles économies avons-nous, quel emprunt pouvons-nous faire, etc.), ne nous restait plus qu’à trouver LE terrain : lui le voulait pentu et arboré, elle le voulait plat et assez dégagé… Aïe ! Ca commence mal ! Heureusement, ils étaient unanimes sur la taille : 800 à 1000 m² (8 à 10 ares). Enfin… au mois de novembre 2010, magie d’Internet, un terrain apparaît : coup de téléphone à l’annonceur, visite à 17h, réponse à 18h (On le prend !), attente de la décision de l’annonceur, « entendu, on vous le garde », « youpieee ! », compromis en décembre, acte authentique chez le notaire en mars, ouf !, nous voilà propriétaires presque sans nous en être rendus compte !

Le terrain ? Il est orienté Nord-Est, on le voulait Sud-Sud/Ouest. Il est plat (ce qui nous permettra d’éviter de gros travaux de terrassement) … et quelques arbres y sont présents. Il fait un peu plus de 9 ares. Il se trouve à quelques centaines de mètres de notre entreprise, des écoles du village, de la piscine, des médecins, de la pharmacie et des commerces d’alimentation, coiffeur, etc. En ce sens, il répond à notre volonté de sobriété de transport.

Des croquis, un terrain… reste à trouver l’architecte ! Pour l’architecte, nous avions une exigence : qu’il respecte notre projet et sa philosophie. Il va lui falloir créer une maison techniquement réalisable mais cette maison doit rester la nôtre. Une relation de confiance avec son architecte est donc un élément indispensable pour éviter bien des déceptions ! Heureusement, le premier consulté fut le bon : notre entreprise a déjà travaillé sur certains de ses chantiers, ce qui nous a permis de le connaître un peu.

Les plans

L’esquisse réalisée nous plu, un avant-projet fut réalisé pour être soumis à la commune. Elle l’approuva en nous demandant seulement d’intégrer un recul supplémentaire du volume bâti par rapport à la rue d’environ 2 m, pour des raisons de sécurité, la rue étant fort étroite. Demande acceptée avec d’autant plus d’empressement que notre souhait était justement de pouvoir reculer !

C’est ici que les choses sérieuses commencent : il ne s’agit maintenant plus de se contenter d’un projet, encore faut-il que chaque détail de ce projet soit pensé pour que le dossier de demande de permis d’urbanisme soumis à la commune corresponde autant que faire se peut à nos souhaits ! Après réflexions, suggestions de l’architecte ou de l’un de nous deux, les plans furent finalisés.

Concrètement, notre maison est basée sur les quatre principes précités. La sobriété, la simplicité, la solidarité et la santé sont assurées notamment grâce à ;

Ü     la forme de la maison qui est tout simplement rectangulaire ;
Ü     les matériaux utilisés sont, autant que possibles d’origine locale ;
o       La structure est en bois de nos régions et d’Europe (pin, chêne, …) ;
o       L’isolation des murs extérieurs est réalisée en ballots de paille achetés à un fermier de la région ;
o       La brique est produite dans les ateliers d’un fabricant belge ;
o       Les autres éléments d’isolation proviennent d’Allemagne ;
o      
Ü     la main d’œuvre qui repose, en bonne partie, sur nos épaules et sur celle de notre entreprise et aussi sur des (petites) entreprises belges (pour la maçonnerie, par exemple).

Au rez-de-chaussée

o       Un hall d’entrée. Nous ne le voulons pas immense mais fonctionnel, c’est-à-dire suffisant pour accueillir nos visiteurs, installer un escalier permettant l’accès à l’étage et une toilette.
o       Une buanderie par laquelle on accède à la fois par l’extérieur et par la cuisine. La buanderie est protégée des rayons du soleil par le car port et le passage couvert. Ce sont les équipements électroménagers qui, par leur fonctionnement, assureront le chauffage de la buanderie. ;
o       Une cuisine située plein Sud car c’est notre pièce de vie au quotidien. Elle est, pour le moment (sur plans), ouverte car nous n’avons pas su trancher : cloison la séparant du salon - salle à manger ou non ? Nous déciderons en y vivant !
o       Un espace ouvert comprenant une partie salle à manger et une partie salon. Sur un angle de mur, un poêle à bois est prévu pour chauffer le salon – salle à manger. Nous y brûlerons les déchets de bois (non peints et non traités) issus de l’activité de notre entreprise.

Au premier étage

o       Au-dessus de la buanderie se trouve la salle de bain. Sa localisation nous a permis d’économiser les canalisations d’eau. Peu spacieuse (8 m²), elle est cependant suffisamment grande pour répondre à nos besoins. La baignoire est un petit écart par rapport à notre philosophie de départ mais nous avons choisi un modèle économique en eau et nous ne prenons pas de bain tous les jours !
o       Plein Sud se trouve le bureau.
o       Au Nord et à l’Est se trouvent les chambres.

Dans les combles 

o       Le local technique qui contiendra le moteur de la VMC (ventilation mécanique contrôlée) que nous avons voulue à double flux avec récupération de chaleur. Nous ferons particulièrement attention à l’isolation phonique de ce local.
o       Juste à côté se trouve un local particulier qui ne nous est pas destiné… Nous l’avons appelé « la chambre aux chauves-souris ». En effet, ces petits animaux nocturnes disparaissent petit à petit de nos régions. Or, ils ont leur utilité, notamment, dans la régulation de l’augmentation des populations d’insectes. Sensibilisés à cette problématique et ayant appris que ces petits animaux ne causent aucun dommage à leur logis (à condition d’installer un plastique au sol de manière à récupérer leurs déjections de sorte que celles-ci n’abîment pas le plancher et puissent constituer un excellent fertilisant tout à fait écologique pour les plantes!), nous avons décidé de leur laisser un peu de place. Pour ce faire, nous avons prévu une entrée spéciale pour elles dans le versant Sud Est de notre toiture. Il ne restera plus qu’à attendre que ce logis soit colonisé (il faudra sans doute attendre deux ou trois ans) !
o       Enfin, le reste des combles sera utilisé comme grenier.


Utopie ou réalité ?

Loin d’être parfaite, notre maison « écologique » est perfectible :

Ü     L’orientation Nord-Est du terrain et sa localisation entre deux habitations ne nous permettent pas de profiter au maximum de l’énergie solaire ;
Ü     Certains produits industriels peu respectueux des principes énoncés précédemment sont difficilement remplaçables par des produits plus proches de ces principes (le radier sur lequel est construit la maison en est le meilleur exemple) ;
Ü     Certains éléments ne sont pas de la « toute première utilité » et relèvent davantage du confort (le car port et le passage couvert en sont deux exemples) ;
Ü     L’équilibre entre notre volonté de nous inscrire dans une démarche respectueuse, les contraintes techniques et nos moyens financiers nous a à plusieurs reprises conduits à nous éloigner de nos critères de départ.

Nous n’avons donc pas la prétention d’affirmer que nous avons construit LA maison écologique ! Par contre, c’est sur, nous avons mis toute notre créativité et notre énergie dans une démarche qui veut tendre vers davantage de respect, de notre planète et, au sens plus large, de la vie !

Vous avez dit : "Maison écologique" ?

Souvent galvaudée, l’expression « maison écologique » nous est aujourd’hui servie à toutes les sauces ! Maison écologique, basse énergie, passive, bioclimatique,… : chacune de ces appellations fait référence à un concept différent, il y a de quoi en perdre le Nord ! Et nous, dans tout cela ? Loin de nous la volonté ou même l’envie de tenter de rejoindre les partisans de l’un ou de l’autre de ces concepts ! Car, bien au-delà des concepts, des définitions, … en un mot : des théories, bien au-delà des théories, donc, il y a un constat : nous n’avons qu’une planète terre et ces ressources ne sont pas inépuisables (nous non plus d’ailleurs !).

Alors, notre attitude, notre souci, notre préoccupation, notre volonté tout au long de ce projet tient en un mot : respect. Respect pour ce que cette bonne vieille planète a à nous offrir ! Voilà, rien de plus, rien de moins : notre maison nous la voulons « écologique » parce que, avant tout, nous la voulons respectueuse !

Pourtant, partir à l’aventure (c’en est bien une !) sans guide peut rapidement se révéler dangereux… Sans entrer dans le débat sur l’écologie, nous avons donc décidé de nous pencher sur les « critères » qui nous permettraient de nous assurer tout au long de notre projet que nous ne nous écartons pas de notre volonté de départ, le respect.

De nombreux sites Internet et ouvrages nous ont aidé dans nos réflexions mais il en est un (La construction écologique par Jean-Claude Mengoni, éd. Terre Vivante http://www.terrevivante.org/) qui a eu le mérite de nous ôter les mots de la bouche en résumant en quatre mots ce qu’est une maison écologique (respectueuse) : la maison écologique est sobre, simple, solidaire et saine.

Elle est sobre car :
Ü     elle est conçue de manière à durer (pérennité)
Ü     elle privilégie l’emploi de produits et matériaux locaux
Ü     elle est conçue de manière à être économe en eau douce
Ü     elle est conçue en tentant autant que faire se peut de s’intégrer à son milieu, en tenant compte du climat, du rythme des saisons et du cycle quotidien du soleil

Elle est simple afin d’éviter tout gaspillage (peu énergivore, …).

Elle est solidaire car :
Ü     elle fait appel au savoir-faire de professionnels locaux lors de sa construction
Ü     elle est conçue de manière à préserver les ressources de notre planète (= solidarité avec nos enfants, petits-enfants, …)

Elle est saine car elle est conçue à l’aide de produits et matériaux sains à mettre en œuvre et à vivre au quotidien.

Concrètement ?

En découvrant chaque étape de la conception à la construction de la maison, vous apprendrez que chacun de nos choix a été posé de manière à privilégier les produits locaux, durables, à l’énergie grise faible, aux émissions de CO2 faibles…