jeudi 27 octobre 2011

Etape 7 - Le levage de la structure de l'étage - Phase 1 : les murs extérieurs et cloisons

D’abord amenés sur chantier, les éléments de la structure bois de l’étage sont installés à l’aide d’une grue. En effet, leur poids ne permet pas de les déplacer à mains d’hommes.

Le principe est le même que pour le rez-de-chaussée : les modules sont installés un à un et, ensuite, contreventés provisoirement (lattes, voliges en biais sur les photos). Enfin, ils sont réglés, c’est-à-dire mis de niveau et d’équerre, et la lisse supérieure est installée en même temps.

Et voilà, nous pouvons nous balader dans nos chambres et constater que, dans la réalité, nous avions raison de nous entêter : deux chambres donnaient une impression, sur plans, de couloir. Or, en réalité, l’impression n’est pas du tout la même.


A l'heure actuelle la maison parait surdimensionnée mais, patience !, le toit changera tout !

En attendant, les préparatifs vont bon train pour que les maçons puissent commencer bientôt la pose de la brique de parement. Concrètement, il s'agit de raccorder l'égoutage à la fosse toutes eaux, de raccorder les évacuations d'eau de pluie à la citerne d'eau de pluie, de mettre en place les chambres de visite permettant de garder un oeil sur toutes ces conduites par la suite, de préparer les abords pour que les maçons puissent installer leurs échafaudages, de demander à l'électricien (So-Easy sprl) d'installer les cables pour la future électricité extérieure, etc.

Etape 6 - La lisse d'implantation de l'étage

Même principe que pour le rez-de-chaussée sauf que c’est plus simple ! J En effet, le solivage réalisé permet d’avoir une surface bien plane pour installer la lisse d’implantation.


Etape 5 - Le levage de la structure du RDC - Phase 5 : la "sous toiture" murale

Le levage de la structure du RDC entre dans sa dernière phase : la mise en place de la « sous toiture » murale. Il s’agit de panneaux en fibres de bois sans formaldéhyde (molécules chimiques) et fabriqués à partir du bois de conifères européens, présentant un bilan écologique tout à fait positif, en somme ! Par ailleurs, ces panneaux en fibre de bois assurent le contreventement du RDC.

Ils sont installés du côté extérieur de la structure bois.

La première photo illustre la sous toiture murale vue de l’extérieur, la seconde l’illustre vue de l’intérieur de la maison.

 


Les premiers ballots de paille arrivent sur chantier. Il s’agit des ballots qui seront installés dans les angles de la structure qui, dès que la sous toiture murale sera installée, ne seront plus accessibles (raison pour laquelle ils sont installés avant les autres !).

jeudi 6 octobre 2011

Etape 5 - Le levage de la structure du RDC - Phase 4 : le solivage entre le RDC et l'étage

Le solivage, qu’est-ce donc cela ?? C’est la structure bois entre deux étages. Le dessous sert de support au plafond de l’étage du… dessous, bien entendu et le dessus sert de support pour le plancher/la dalle de l’étage du… dessus, logique !

Les solives (sorte de poutres en bois peu épaisses) sont insérées dans des « sabots » métalliques, comme le montre la photo ci-dessous.


Au-dessus des solives, le contreventement horizontal est assuré par des panneaux d’OSB fixés dans les solives, comme illustré par la photo ci-dessous.


Ce moment est celui où l’accès à l’étage va devenir indispensable : un escalier provisoire est installé et la trémie (espace dans le plafond par lequel passe l’escalier) est sécurisée à l’aide d’un garde de corps périphérique (photo ci-dessous).

Etape 5 - Le levage de la structure du RDC - Phase 3 : le contreventement des cloisons intérieures

Lors du levage de la structure des murs extérieurs et des cloisons intérieures du rez-de-chaussée (voir étape 5 – Phase 1), un contreventement provisoire a été effectué à l’aide, notamment de planches de bois fixées en diagonale au travers des éléments de la structure.

Un contreventement, KESSAKO ??? Le contreventement sert à stabiliser horizontalement et verticalement le bâtiment. Pour que ce dernier puisse, notamment, résister aux rafales de vent… Sur notre chantier, il est assuré en deux temps : un contreventement provisoire mis en place en même temps que les éléments de la structure bois et, ensuite, retiré au fur et à mesure que les panneaux de contreventement sont installés.

Dans notre cas, le contreventement est assurée, premièrement, au niveau des cloisons intérieures et du solivage (voir étape 5 – phase 4) par des panneaux d’OSB. Et, deuxièmement, par des panneaux de fibre de bois servant également de sous « toiture » (eh oui ! Même si c’est au niveau des murs ! On parle même quelques fois de « sous toiture murale » ! J) respirante, au niveau des murs extérieurs (voir étape 5- phase 5).

Etape 5 - Le levage de la structure du RDC - Phase 2 : la poutre porteuse en chêne

Le rez-de-chaussée étant largement ouvert, une poutre porteuse était nécessaire pour reprendre les charges de l’étage. Le choix du chêne est une question de goût en matière d’esthétique : une alternative aurait été l’usage d’une poutre en lamellé-collé qui présentait l’avantage d’être d’une pièce et ne nécessitant pas une colonne pour la soutenir (dégagement du passage), une autre alternative aurait été l’usage de poutrelles métalliques qui auraient pu être complètement intégrées dans le solivage et donc, invisibles au quotidien. Le choix entre le chêne et la première alternative est purement esthétique : le chêne nous semblait davantage convenir au caractère « traditionnel » que nous souhaitions donner à notre maison. Par contre, les poutrelles métalliques nous semblent bien loin de notre volonté de réduire autant que possible l’empreinte écologique de notre projet de construction…

Quelques particularités du levage de cette poutre porteuse en chêne : elle a été levée (mise en place) sans l’aide d’une grue mais à l’aide d’une « chèvre », machine en bois dotée d’un palan (à l’origine en bois mais ici, un peu plus contemporain… J) utilisée depuis le Moyen-Âge (au moins !) par les charpentiers. Pourquoi ce choix ? Plus pour le plaisir de la mise en œuvre traditionnelle qu’autre chose !

 

 

Autre particularité : la poutre était constituée de deux pièces de bois en chêne assemblées par un « trait de Jupiter ». Ce dernier est un assemblage qui n’est pratiquement plus réalisé en charpente (sauf en apprentissage ou en monument historique) car très coûteux en temps (et donc aussi en argent…). Mais là encore, une maison de charpentier peut quand même un peu révéler le savoir-faire du charpentier !! Précision terminologique : cet assemblage tient son nom de son dessin. En effet, lorsqu’on regarde cet assemblage, son dessin ressemble à un éclair ou trait de Jupiter…


Autre particularité : la « colonne » ou poteau située sous le trait de Jupiter est reliée à une semelle placée sous l’assemblage à l’aide de deux liens qui, dans ce cas-ci, sont (légèrement) cintrés dans le sens du fil, s’il vous plait ! grâce au savoir-faire du scieur qui a choisi des bois (chêne) cintrés naturellement.