lundi 13 février 2012

Etape 14 - L'isolation des murs extérieurs

La paille pour l’isolation des murs extérieurs car

®     elle offre aux murs une performance exceptionnelle en thermes d’économie en énergie

®     elle présente une énergie grise in      accessible aux autres techniques d’isolation

®     elle est un matériau stockeur de CO2

®     elle est saine, tant lors de la mise en œuvre qu’à vivre (elle ne contient ni colles, ni solvants, ni autres polluants)

®     elle présente un prix très accessible (à condition de la mettre en œuvre soi même)




La paille, oui MAIS…

Ü      Elle pourrit … à condition de permettre un passage d’humidité. D’où : importance des parois perspirantes

Ü     Elle brûle … à condition d’un apport en Oxygène suffisant. D’où : les ballots de paille sont comprimés dans les murs.

Savez-vous que le bureau d’études bois Gaujard (Avignon) a procédé en juillet 2009 à un test au feu grandeur nature sur une structure bois/paille ?
 Résultats : à l’issue d’1/2 heure d’embrasement généralisé à une température dépassant 1000°C, il apparaît que le feu a progressé très lentement dans les ballots par manque d’oxygène et que, en conséquence, les ballots sont noircis mais intacts et que l’ossature bois a tenu sans effondrements car seule la couche externe des pièces de bois était atteinte et, en conséquence, protégeait leur cœur (et la résistance).


Ü      Elle attire les rongeurs … sauf qu’ils n’y trouveront pas la place pour s’y loger, compte tenu de la compression subie par les ballots ni pour s’y nourrir puisque les ballots ne contiennent pas de grains…

Et ses défauts alors ?

Ü      Une surface murale importante
Ü      La vigilance qu’elle implique par rapport à l’humidité

jeudi 1 décembre 2011

Etape 13 - La couverture

Avec près de deux mois d’avance sur la planning, fait exceptionnel conséquence de deux principaux facteurs, la météo plus que clémente et l’excellente coordination des corps de métier, la couverture est posée !!

La première phase de ce travail consiste à poser les lattes qui serviront de support aux tuiles.


La seconde phase, quant à elle, consiste en la pose des tuiles elles-mêmes.


Et voilà la couverture terminée ! :


Etape suivante : les ballots de paille !!! Eh oui, après tout, c'est une maison "bois et paille" !

jeudi 24 novembre 2011

Etape 12 - La sous-toiture

A elle seule la pose de la sous-toiture constitue une étape à part entière ! En effet, lorsqu'elle sera posée, le toit sera étanche !

Alors à quoi peuvent bien servir les tuiles, ardoises et autres matériaux de couverture, me direz-vous ??! En fait, la sous-toiture peut rester quelques semaines sans protection, c'est-à-dire sans être revêtue d'un matériau de couverture. Toutefois, c'est l'association entre une sous-toiture efficace et une couverture bien posée qui assurera une parfaite étanchéité du toit dans le temps.

Ainsi, la couverture protège-t-elle la sous-toiture des dégats du temps et des intempéries et la sous-toiture protège-t-elle la structure du toit des intempéries, lorsque la couverture montre des signes de vieillesse, a subi des dégats, etc.

Comme nous isolerons la toiture par l'intérieur en insuflant de l'ouate de cellulose (nous en parlerons en détails lors de la réalisation de ces travaux), il est important de prévoir une sous-toiture rigide. En effet, l'insuflation est réalisée à une pression donnée et pour que l'ouate de cellulose ainsi insuflée puisse jouer pleinement son rôle d'isolant, il importe que cette pression soit respectée, ce qui implique que l'air présent jusqu'au moment de l'insuflation dans la structure bois, puisse s'évacuer (sinon, risques "d'explosions") lors de celle-ci.

Concrètement, les modules de structure bois qui constituent la toiture sont fermés du côté extérieur par une sous-toiture respirante et du côté intérieur par un frein-vapeur, ce qui permet d'assurer une "respiration" au toit et d'éviter ainsi les effets néfastes de la condensation due à l'accumulation de vapeur (entrainant, à terme, une détérioration et donc perte d'efficacité de l'isolant, voire même une déterioration et de sérieux dégats à la structure bois car cette dernière pourrit sous l'effet d'une humidité récurrente).

Bref, du côté intérieur, lors de l'insuflation des trous seront réalisés dans le frein-vapeur pour insérer le tube par lequel l'isolant sera insuflé. Le frein-vapeur est un matériau relativement souple.

Or, pour éviter que les parois ne gonflent littéralement sous l'effet de l'insuflation, il faut qu'un des deux côtés soit rigide et, de ce fait, ne se déforme pas au moment de l'insuflation. C'est donc pour cette raison que nous avons installé une sous-toiture rigide et non une sous-toiture souple.

Comme la sous-toiture murale dont nous avons parlé à plusieurs reprises, la sous-toiture est constituée de panneaux de fibres de bois qui s'emboitent les uns dans les autres. Certains fabricants proposent des panneaux goudronnés assurant, grâce à cela, une parfait étanchéité à l'eau. D'autres fabricants proposent des panneaux non goudronnés dont les joints doivent être collés pour que l'étanchéité soit garantie.

Ce sont ces seconds panneaux que nous avons choisis pour notre sous-toiture. Par contre, une alternative au fait de coller les joints (très coûteux en temps...) consiste à poser sur la sous-toiture rigide ainsi installée, une seconde sous-toiture respirante (Attention, si elle n'est pas respirante, la condensation fera des ravages !) également mais souple. C'est moins coûteux en temps lors de la mise en oeuvre et c'est la solution que nous avons choisie.

En outre, comme cela, la sous-toiture rigide, la sous-toiture souple et la couverture associées nous assurent une étanchéité à l'eau difficilement égalable en toiture...

Mais à quoi ressemble cette sous-toiture rigide ?? Eh bien, voici deux photos qui vous éclaireront peut-être... L'une vue de loin, l'autre de près. Les carrés bleus visibles par endroits assurent la continuité dans l'étanchéité à l'air et à l'eau aux endroits où nous avons anticipé une mise en place de fenêtres de toiture, pour le moment non prévues mais sait-on jamais, si un jour on utilisait les combles pour autre chose qu'un grenier... !!!



Etape 11 - La structure des combles - Phase 3 : les chevrons

Une fois la poutre faitière en place, le toit peut commencer réellement à prendre forme ! Les charpentiers - constructeurs bois mettent en place les chevrons. Ces derniers seront chargés de reprendre les charges dues à la sous toiture rigide et aux matériaux de couverture (contrelattes et tuiles).

Les chevrons constituent la structure "secondaire", complémentaire de la structure principale formée par les poutres faitières et pannes/gîtes lorsque ces dernières sont nécessaires. Dans le cas présent, elles ne le sont pas car les chevrons sont dits "auto-porteurs", c'est-à-dire qu'ils sont d'une section suffisante pour pouvoir être mis en oeuvre sans prendre appui sur des pannes.



Etape suivante : la sous-toiture ! Une fois cette dernière posée, la toiture sera étanche. Notre objectif initial était d'arriver à poser la sous-toiture avant les fêtes de fin d'année... Et comme vous le lirez dans le prochain message : objectif atteint !

jeudi 17 novembre 2011

Etape 11 - La structure des combles - Phase 2 : le faitage

Une fois les pignons installés, il est désormais possible d'installer le faitage. En lamellé-collé, le faitage est, tout d'abord, préparé au sol : les bandes d'étanchéité à l'air (en bleu sur la première photo) sont collées sur le faitage et l'emplacement de chaque chevron est tracé sur la poutre faitière (faitage). Cela limitera les opérations "en l'air" (sur échelle).




Ensuite, la poutre faitière peut être installée, ce qui nécessite l'intervention d'une grue. Finalement, la poutre faitière est assez rapidement installée !


Plus tard, avant que la structure du toit ne soit recouverte (pose des tuiles), il nous faudra rajouter deux éléments de structure intermédiaires. Ces deux éléments (poteaux) permettront à la poutre faitière de reposer sur 4 appuis au lieu des deux seuls appuis en pignon comme c'est le cas actuellement.

Etape 11 - La structure des combles - Phase 1 : les pignons

Pendant que les maçons continuent la maçonnerie de parement, les charpentiers - constructeurs bois s'activent : il s'agit désormais de construire la structure bois des pignons et, plus globalement, des combles.

La première phase de cette étape est donc consacrée à la taille et au levage des pignons.

Les éléments de bois sont taillés en atelier. Ensuite, nous avons hésité entre deux solutions : assembler ces éléments en atelier et les monter sur chantier à l'aide d'une grue ou monter les éléments à "la main" sur le plancher des combles du chantier et les assembler et lever directement sur place... Finalement, nous avons opté pour la seconde, plus économique.

Et, donc, sur les photos ci-dessous, nous voyons les charpentiers - constructeurs bois en action (première photo), les éléments de bois d'un pignon assemblés mais non encore levés (deuxième photo) et, enfin, le pignon mis en place (levé) et revêtu de sa sous toiture murale (troisième photo).



mercredi 9 novembre 2011

Etape 10 - La maçonnerie de parement

Annonçant l’arrivée des maçons, quelques palettes de briques et du sable sont livrés sur le chantier.

Après une journée de préparation sur chantier, les maçons entrent en action et les premières briques sont installées !

Et voilà : la construction commence à ressembler à une « vraie » maison et non à une boite en carton, comme pouvait le laisser penser la sous toiture murale !





Les étapes de cette construction ne sont pas strictement successives. En effet, pendant que les maçons posent les briques, les charpentiers – constructeurs bois poursuivent l’installation du solivage.

Par ailleurs, les charpentiers – constructeurs bois jouent un rôle également dans la maçonnerie de parement ! En effet, ce sont eux qui taillent les cintres en bois qui sont installés au-dessus des fenêtres et portes extérieures pour que la brique que les maçons y posent ensuite ait un support.
En fait, au-dessus des fenêtres, pour soutenir la brique, il y a deux possibilités : mettre une cornière (morceau de métal plat) ou réaliser un cintre. Nous avons fait le choix de réaliser des cintres de support provisoire de la brique en bois de récupération. C’est un choix esthétique mais qui entre également davantage dans la philosophie du projet puisqu’il s’agit de bois de récupération, présentant donc un bilan écologique meilleur que des cornières en métal…