Une fois les pignons installés, il est désormais possible d'installer le faitage. En lamellé-collé, le faitage est, tout d'abord, préparé au sol : les bandes d'étanchéité à l'air (en bleu sur la première photo) sont collées sur le faitage et l'emplacement de chaque chevron est tracé sur la poutre faitière (faitage). Cela limitera les opérations "en l'air" (sur échelle).
Ensuite, la poutre faitière peut être installée, ce qui nécessite l'intervention d'une grue. Finalement, la poutre faitière est assez rapidement installée !
Plus tard, avant que la structure du toit ne soit recouverte (pose des tuiles), il nous faudra rajouter deux éléments de structure intermédiaires. Ces deux éléments (poteaux) permettront à la poutre faitière de reposer sur 4 appuis au lieu des deux seuls appuis en pignon comme c'est le cas actuellement.
Etapes de la construction d'une maison basse énergie en structure bois et isolation paille. Conseils, trucs et astuces, points de vigilance... Récit d'une expérience. Des questions ? Contactez-nous par courrier électronique à l'adresse suivante : lamaitriseducharpentier@skynet.be
jeudi 17 novembre 2011
Etape 11 - La structure des combles - Phase 1 : les pignons
Pendant que les maçons continuent la maçonnerie de parement, les charpentiers - constructeurs bois s'activent : il s'agit désormais de construire la structure bois des pignons et, plus globalement, des combles.
La première phase de cette étape est donc consacrée à la taille et au levage des pignons.
Les éléments de bois sont taillés en atelier. Ensuite, nous avons hésité entre deux solutions : assembler ces éléments en atelier et les monter sur chantier à l'aide d'une grue ou monter les éléments à "la main" sur le plancher des combles du chantier et les assembler et lever directement sur place... Finalement, nous avons opté pour la seconde, plus économique.
Et, donc, sur les photos ci-dessous, nous voyons les charpentiers - constructeurs bois en action (première photo), les éléments de bois d'un pignon assemblés mais non encore levés (deuxième photo) et, enfin, le pignon mis en place (levé) et revêtu de sa sous toiture murale (troisième photo).
La première phase de cette étape est donc consacrée à la taille et au levage des pignons.
Les éléments de bois sont taillés en atelier. Ensuite, nous avons hésité entre deux solutions : assembler ces éléments en atelier et les monter sur chantier à l'aide d'une grue ou monter les éléments à "la main" sur le plancher des combles du chantier et les assembler et lever directement sur place... Finalement, nous avons opté pour la seconde, plus économique.
Et, donc, sur les photos ci-dessous, nous voyons les charpentiers - constructeurs bois en action (première photo), les éléments de bois d'un pignon assemblés mais non encore levés (deuxième photo) et, enfin, le pignon mis en place (levé) et revêtu de sa sous toiture murale (troisième photo).
mercredi 9 novembre 2011
Etape 10 - La maçonnerie de parement
Annonçant l’arrivée des maçons, quelques palettes de briques et du sable sont livrés sur le chantier.
Après une journée de préparation sur chantier, les maçons entrent en action et les premières briques sont installées !
Et voilà : la construction commence à ressembler à une « vraie » maison et non à une boite en carton, comme pouvait le laisser penser la sous toiture murale !
Les étapes de cette construction ne sont pas strictement successives. En effet, pendant que les maçons posent les briques, les charpentiers – constructeurs bois poursuivent l’installation du solivage.
Par ailleurs, les charpentiers – constructeurs bois jouent un rôle également dans la maçonnerie de parement ! En effet, ce sont eux qui taillent les cintres en bois qui sont installés au-dessus des fenêtres et portes extérieures pour que la brique que les maçons y posent ensuite ait un support.
En fait, au-dessus des fenêtres, pour soutenir la brique, il y a deux possibilités : mettre une cornière (morceau de métal plat) ou réaliser un cintre. Nous avons fait le choix de réaliser des cintres de support provisoire de la brique en bois de récupération. C’est un choix esthétique mais qui entre également davantage dans la philosophie du projet puisqu’il s’agit de bois de récupération, présentant donc un bilan écologique meilleur que des cornières en métal…
Etape 9 - Le nivellement final
Après le départ des électriciens et avant l’arrivée des maçons, le terrassier doit intervenir pour la dernière fois et effectuer le nivellement final.
Concrètement, il s’agit de « reboucher les trous » et de répartir la terre prévue à cet effet de manière uniforme afin d’éviter les dénivelés de terrain indésirables.
C’est aussi l’occasion de finaliser l’égouttage (avant le raccordement au réseau public) : les sorties de la citerne d’eau de pluie et de la fosse sceptique se rejoignent dans une chambre de visite.
Les fourreaux pour l’eau, l’électricité, le téléphone et la télédistribution sont également installés dans le sol jusqu’à la limite de la propriété.
Pour permettre le raccordement aux réseaux publics d’égouttage et d’eau, une chambre de visite provisoire (fabriquée en bois marin) est installée à la limite de la propriété. Quant aux fourreaux prévus pour le raccordement aux réseaux électriques et de télédistribution publics, ils sortent du sol également en limite de propriété.
Et voilà ! Tout est fin prêt pour les maçons !
Etape 8 - Le câblage électrique extérieur
L’arrivée des maçons est annoncée pour bientôt ! L’électricien (so-easy SPRL) interviennent donc pour la première fois.
En effet, avant de poser la maçonnerie de parement (briques), il faut préparer les câbles électriques aux endroits où une prise, un éclairage, une alarme ou une parabole extérieurs sont prévus.
Concrètement, les câbles sont passés dans les fourreaux prévus à cet effet dans la dalle de béton du rez-de-chaussée. De la sorte, l’étanchéité à l’air n’est pas compromise par les câbles électriques (puisque ceux-ci passent par la dalle et non à travers les murs) et, donc, ils ne présentent pas un risque de ponts thermiques.
De la sorte également, les maçons pourront aisément faire passer les différents câbles dans les joints de brique, ce qui évite de percer des trous dans la brique ultérieurement.
La photo ci-dessous montre un câble électrique fixé dans le lattage de la structure bois (et non dans la sous toiture murale, pour éviter, une fois encore, de compromettre l’étanchéité à l’air). Le fourreau rouge n’est pas visible à l’image car il se trouve derrière la bande d’étanchéité noire située dans le bas de la photo.
Etape 7 - Le levage de la structure de l'étage - Phase 3 : le solivage entre l'étage et les combles
Alors que le solivage entre le rez-de-chaussée et l’étage avait été réalisé après la pose des panneaux de contreventement des cloisons intérieures, le solivage entre l’étage et le rez-de-chaussée sera réalisé avant la pose des panneaux de contreventement des cloisons intérieures de l’étage. En effet, cela permet de faciliter la manutention des éléments entre les différentes pièces (sans devoir obligatoirement passer par les portes mais en profitant des espaces vides entre les pièces de bois des différents éléments de la structure).
Ici encore le principe est identique à celui mis en œuvre au rez-de-chaussée : des pièces de bois (poutres) sont installées dans des sabots métalliques. Ensuite, l’ensemble est recouvert par-dessus de panneaux d’OSB fixés dans les solives.
Les deux premières photos montrent l’installation des solives. La troisième montre le plancher d’OSB terminé vu des combles.
Etape 7 - Le levage de la structure de l'étage - Phase 2 : la "sous toiture" murale
Même principe qu’au rez-de-chaussée : la « sous toiture » murale constituée de panneaux en fibres de bois assure le contreventement de l’étage.
La première photo illustre la sous toiture murale vue de l’extérieur et permet d’apercevoir le « dessin » du toit sur les pignons (les deux « coins » du pignon sont comme rognés, donnant ainsi une idée de la pente du toit).
La seconde photo montre un détail de la sous toiture murale vue de l’intérieur de la maison. En vert dans le haut de la photo, on aperçoit le frein vapeur posé en même temps que la structure aux endroits qui seront par la suite inaccessibles. De même, au centre de la photo, on aperçoit les ballots de paille installés en même temps que la sous toiture murale aux endroits où il n’est pas possible de les installer par l’intérieur de la maison ultérieurement.
La pose de la sous toiture murale précise les dimensions des pièces, même s’il ne sera réellement possible d’en prendre conscience qu’à partir du moment où les panneaux de contreventement des cloisons intérieures et du solivage seront posés.
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